lundi 14 décembre 2009

Les travailleurs sans papiers au Congrès de la CGT



La présence d'une délégation de travailleurs sans papiers, mardi dernier, au Congrès de la CGT à Nantes a été un des moments phares de la semaine.
Une vingtaine de délégués des piquets de grève franciliens s'étaient donnés rendez-vous tôt le matin à la Gare Montparnasse pour rejoindre les congressistes. Arrivés à Nantes et accueillis sur le quai de la gare par Francine Blanche, encore secrétaire confédérale de la CGT, les camarades sans papiers ont pu mesurer le soutien sans calcul du Congrès de la CGT.



Debout sur l'estrade pendant que Modibo Traoré, délégué de la Fédération du Commerce et des services et travailleur sans papiers en grève, revenait sur la lutte pour l'obtention d'une circulaire de régularisation conforme aux souhaits des onze organisation syndicales et associatives soutenant le mouvement, les camarades eurent droit à une standing-ovation à la fin de son intervention. Rejoints par Bernard Thibault, ils reprirent avec les congressistes le fameux slogan "on bosse ici, on vit ici, on reste ici". Moment inoubliable pour Mr Doucouré, délégué des grévistes d'Adec, la soixantaine combative, qui rappelait au déjeuner que la lutte des classes avait toujours droit de cité à la CGT.
L'engagement de la CGT en faveur de la régularisation des travailleurs sans papiers, demandé par Bernard Thibault dans son discours de la veille, se vérifiait après le déjeuner. La solidarité des congressistes au stand des travailleurs sans papiers rapportait 3000 euros en quelques heures.
En fin de journée, les délégués pouvaient regagner Paris, sûrs de l'appui de toute la CGT, dans leur combat pour leur régularisation.
Alors seuls les pisse-froids, détenteurs d'un grand soir qu'ils sont incapables d'organiser, verront autre chose dans cette journée qu'un engagement sans faille de la CGT dans la lutte des grévistes sans papiers. Et nous pouvons répondre à cette question qui les tracasse tant : "Ou va la CGT?". Mais dans la lutte syndicale pour exiger la régularisation de tous les travailleurs sans papiers bien sûr.

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