mardi 24 novembre 2009

Second round à la tour first



Lundi 23 novembre, plus de 300 grévistes sans papiers se sont réunis et ont décidé de réinvestir le chantier de la tour first à la Défense. En réponse aux déclarations du ministre du travail, Xavier Darcos, qui menace les entreprises qui emploient des sans papiers de fermeture administrative, les grévistes du bâtiment voulaient par cette action lui rappeler que les donneurs d'ordre comme Bouygues sont les premiers à utiliser leurs bras et leur force de travail. De plus, ils voulaient, en revenant sur ce chantier, protester sur l'interdiction qui leur est faite de faire grève sur leur lieu de travail, droit pourtant reconnu par le code du travail.
Vers 14 heures, le plus grand chantier européen était de nouveau occupé. Et c'est encore la police qui venait au secours de l'illustre maçon en début de soirée et qui délogeait dans un climat électrique les centaines de grévistes. Ceux-ci organisaient une manifestation jusqu'au métro et se dispersaient dans le calme.
Cette nouvelle action montre la détermination du mouvement des travailleurs sans papiers pour une nouvelle circulaire de régularisation avec des critères qui prendraient plus en compte la réalité de leur vie que les arrières pensées électoralistes.
En effet, ces femmes et ces hommes travaillent en France depuis plusieurs années, cotisent aux organismes sociaux et paient des impôts. Ils ne sont pas une charge pour le pays, au contraire ils participent activement à la vie économique de l'hexagone. Alors pourquoi leur refuser le droit de vivre dignement sur le territoire français? Parce qu'ils seraient des proies faciles pour les patrons voyous? Ou parce qu'une régularisation de milliers de salariés mettrait en péril les échafaudages électoraux scabreux du gouvernement pour les prochaines régionale?

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