samedi 5 juin 2010

Les travailleurs sans papiers sont toujours à Bastille

Hier, après l'intervention musclée de la gendarmerie mobile pour évacuer le piquet des piquets à la Bastille, les travailleurs sans papiers se sont regroupés en bas des marches et y ont passé la nuit. Au petit matin, vendredi, la situation était inchangée.

Le piquet des grévistes s'était déplacé simplement de quelques mètres, les marches désormais vides gardées par une demi douzaine de gendarmes. Le problème des travailleurs sans papiers, loin d'être réglé par le gazage de la veille était toujours présent. Tout au long de la journée, les soutiens se sont succédés place de la Bastille, comme Marc Grassulo de la CGT RATP, Marie Georges Buffet du PCF et Eric Coquerel du Parti de Gauche. En fin de journée, dans une ambiance fraternelle, des centaines de grévistes applaudissaient un groupe de musiciens venus faire un mini concert. Vers minuit, dans le brouhaha des vendredis soir de fête à la Bastille, les camarades tentaient de prendre quelques heures de repos.

L'intervention de jeudi matin n'a en rien entamé la détermination des grévistes qui luttent pour leur régularisation. Pour Raymond Chauveau, coordinateur CGT du mouvement des travailleurs sans papiers:"On ne règle pas un conflit social, fût-il mené par des salariés sans papiers, par la répression. Les discussions avec les différents ministères concernés doivent maintenant aboutir au plus vite à la rédaction d'un texte reprenant les propositions de "l'approche commune".
La balle est aujourd'hui dans le camp d'un gouvernement qui semble divisé sur ce sujet. Comment expliquer l'intervention policière de la veille et dans le même temps les propos rassurants tenus par le directeur de l'immigration sur France Info ? Y aurait-t-il deux pilotes dans l'avion?
Les travailleurs sans papiers espèrent que le plus sage des deux reprendra les commandes.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire